La parole à...
Ed Slack, rédacteur en chef de IBI MAGAZINE
Questions-réponses?
Un patron de chantier m’a récemment dit qu’on lui posait toujours la question de la reprise dans l’industrie nautique. On voulait savoir s’il voyait des signes de croissance, des « pousses vertes ». Sa réponse bien répétée, grâce à de nombreux réceptions et salons nautiques, fréquentés depuis le début de la crise, était assez pessimiste – qu’il voyait des « pousses marrons » plutôt que « vertes ». Le message était clair. On peut semer et fertiliser un maximum, rien ne pousse pendant la sécheresse.Avec l’arrivée du printemps, il semble que cette sécheresse soit finie. Les marchés nautiques traditionnels comme l'Amérique et l'Europe se sont stabilisés. Bien sûr les indices restent encore mixtes, mais les « pousses vertes » sont là.
L’industrie est maintenant obligée de réévaluer le potentiel des marchés émergents, comme la Russie, la Chine, la Corée du Sud, l’Inde. Leur capacité de croissance – dans certains cas, exponentielle – existe toujours. Or, suite aux évènements des derniers 18 mois, il va falloir plus de patience de la part de ceux qui souhaitent s’établir dans ces régions.
Les gouvernements veulent toujours attirer des investissements dans le nautisme, surtout en tant qu'aide précieuse au tourisme. Pourtant les grands projets ont vu leurs envergures réduites, leurs dates d’achèvement suspendues dans l’attente du retour à la prospérité.
Un des premiers pays, et des plus prometteurs, à émerger de la crise est le Brésil. Son potentiel nautique maintenant bien connu pourrait se réaliser grâce à une économie qui a été plus épargnée que celle d’autres pays.
Repérer ces indices de croissance était une chose facile. Aujourd’hui une nouvelle phase commence pour notre industrie, celle précaire et potentiellement enrichissante d’estimer quel marché se reprendra le plus vite, quel nouveau marché achèvera la maturité la plus complète. Ainsi une nouvelle série de questions complexes va mettre notre patron de chantier à l’épreuve.
Un des premiers pays, et des plus prometteurs, à émerger de la crise est le Brésil. Son potentiel nautique maintenant bien connu pourrait se réaliser grâce à une économie qui a été plus épargnée que celle d’autres pays.
Repérer ces indices de croissance était une chose facile. Aujourd’hui une nouvelle phase commence pour notre industrie, celle précaire et potentiellement enrichissante d’estimer quel marché se reprendra le plus vite, quel nouveau marché achèvera la maturité la plus complète. Ainsi une nouvelle série de questions complexes va mettre notre patron de chantier à l’épreuve.



